jeudi 26 avril 2018

TUINA ET SCOLIOSE

La scoliose est une déviation sinueuse de la colonne vertébrale dans les trois plans de l'espace : inclinaison dans le plan frontal, rotation des vertèbres dans le plan horizontal et inversion des courbures dans le plan sagittal. Il s'agit d'une déformation non réductible, contrairement à l'attitude scoliotique. Une déviation du rachis est considérée comme une scoliose quand l'angulation est égale ou supérieure à 10 degrés.

Épidémiologie
Environ 4 % des enfants ont un certain degré de rotation de la colonne vertébrale, la plupart ne nécessitant aucune prise en charge.

Il est intéressant de noter que l'ensemble de la population présente une vraie scoliose (avec gibbosité). Cependant, cette déformation reste dans la majorité des cas à l'état endémique et discret, c'est-à-dire inférieure à 10 degrés d'angulation. En effet, le rachis se déforme souvent de façon naturelle sous l'excès de tonus des chaines musculaires. Quand cette déformation atteint une certaine importance, on parle de scoliose idiopathique.

La scoliose structurale idiopathique se développe habituellement après la petite enfance, avant la puberté et pendant la croissance pubertaire. Elle atteint en majorité la population féminine (une fois et demi à deux fois plus que chez le garçon), et, généralement, les filles présentent des scolioses plus graves que les garçons. La courbe scoliotique tend à s'aggraver avec le temps. Ce degré de progression est variable selon les individus mais semble plus important dans les cas de scolioses dorsales, lorsque la courbure initiale est déjà importante, ou lorsque le patient n'est pas encore mature.

Causes
Il semblerait que la scoliose ait des origines diverses : génétiques, neurologiques, biomécaniques, environnementales, mais pas posturales. En effet, une scoliose n'est jamais le fruit d'une négligence, ni d'une mauvaise posture. Il s'agit d'une maladie à part entière liée uniquement à la croissance de la colonne vertébrale. Néanmoins, en période de croissance, une mauvaise posture peut aggraver une scoliose déjà présente (c'est en position assise que les vertèbres se déforment le plus).

Il existe trois types de scoliose : congénitale (secondaire à une malformation vertébrale), syndromique (secondaire à une maladie neuro-musculaire, comme une neurofibromatose, une maladie de Marfan, un syndrome d'Ehlers-Danlos) et idiopathique, la plus fréquente, sans cause retrouvée.

Elle peut apparaître à l'âge adulte et est en règle générale modérée, secondaire à des tassements vertébraux asymétriques.

Diagnostic différentiel
La scoliose est dite « vraie » (ou structurale) quand une rotation est associée à la déviation latérale. Ce cas concerne une certaine proportion de la population générale (environ 4 personnes sur 100).

La grande majorité des scolioses de l'enfance sont « idiopathiques », ce qui signifie que leur origine est inconnue, à la différence des scolioses secondaires à une anomalie neuromusculaire, une tumeur, un traumatisme ou une malformation vertébrale. La scoliose idiopathique est à différencier aussi de l'attitude scoliotique, ou scoliose posturale, qui ne comporte pas de rotation des corps vertébraux, et qui se corrige en position couchée. Elle peut aussi être héréditaire. Dans la population, la majorité des scolioses sont légères (inférieures à 20°). Les scolioses moyennes et sévères ne concernent qu'un faible pourcentage de la population.

Évaluation
Examen clinique
Il doit être fait chez un patient dénudé (en sous-vêtement) et debout. Toute asymétrie de longueur des membres inférieurs, visualisée en particulier par une asymétrie de niveau des crêtes iliaques, doit être compensée. Les déformations de la colonne vertébrale peuvent être notées et une déviation latérale peut être quantifiée par rapport à une verticale (fil à plomb dont l'extrémité supérieure est située sur la base du cou (septième vertèbre cervicale). Le niveau d’ascension d'un hémithorax par rapport à l'autre est mesuré sur le patient penché en avant (test d'antéflexion Adams)6.

L'examen doit être complété par un examen neurologique et cutané à la recherche des rares causes secondaires de scolioses.



De façon plus claire, l'examen clinique vise surtout à apprécier une gibbosité ou un bourrelet lombaire. Cette recherche s'effectue lorsque le patient est penché en avant, mains et pieds joints. La gibbosité définie la scoliose, elle traduit la rotation vertébrale. Elle se manifeste par une déformation des côtes dans la région dorsale (gibbosité) et par une saillie para-spinale dans la région lombaire (bourrelet lombaire). En outre, un côté du tronc est plus proéminent que l'autre.

Radiologie


Schéma de l'angle de Cobb
Les clichés nécessaires sont une radiographie du rachis dorso-lombaire de face et de profil, fait chez un patient debout, avec compensation préalable d'une asymétrie de longueur des membres inférieurs.

Le principal critère d'évaluation de la scoliose est l'« angle de Cobb », qui se mesure sur une radiographie du rachis de face. C'est l'angle formé à partir de l'intersection de deux droites tangentielles l'une au plateau supérieur de la vertèbre limite supérieure, l'autre au plateau inférieur de la vertèbre limite inférieure. Les conventions médicales veulent qu'un angle inférieur à 10 degrés ne soit pas considéré comme une scoliose à part entière. On peut classer les courbures scoliotiques en fonction de leur importance :
  • courbes inférieures à 20 degrés : scolioses bénignes (aucun traitement requis la plupart du temps, hormis parfois la kinésithérapie) ;
  • courbes comprises entre 20 et 35 degrés : scolioses moyennes (scolioses « orthopédiques ») ;
  • courbes comprises entre 35 et 60 degrés : scolioses importantes (Scolioses « chirurgicales » avec potentiel de réduction correct, voire bon) ;
  • courbes supérieures à 60 degrés : scolioses très importantes (scolioses « chirurgicales » avec potentiel de réduction satisfaisant, voir correct).

Il existe quatre types principaux de scoliose :

  • thoracique (dorsale)
  • thoraco-lombaire (dorso-lombaire)
  • lombaire
  • double

Cette anomalie peut apparaître à des âges différents. On dénombre quatre stades différents d'apparition de la scoliose :
  • de 3 à 7 ans,
  • de 7 à 11 ans,
  • de 11 ans aux premières règles,
  • 50 % auront un angle entre 50 et 100°.

Scolioses de l’adolescence : après les premières règles. 95 % auront un angle inférieur à 50°.
scolioses dégénératives : apparaissant à l'âge adulte sur un rachis initialement sain, rares.
Dans tous les cas, la radiographie permet d'évaluer l'âge squelettique (signe de Risser basé sur l'apparence des apophyses iliaques), car il constitue un indice des potentialités évolutives de la scoliose.


L'évolution de la scoliose est maximale lors de la poussée de croissance de l'adolescence et elle cesse, en pratique, à l'âge adulte.

Les conséquences à long terme des scolioses idiopathiques sont :
  • la gêne respiratoire, avec diminution de la capacité vitale (CV), du VEMS. La diminution de la CV est sévère lorsque la scoliose dorsale dépasse 90° ;
  • les douleurs rachidiennes plus fréquentes que par rapport à un groupe témoin, même si cela n'est pas retrouvé constamment ;
  • la vie quotidienne peut être perturbée, plutôt pendant les périodes de douleurs rachidiennes aiguës ;
  • la scoliose peut provoquer, lorsqu'elle est importante, un retentissement psychologique en raison de l'atteinte de l'image corporelle.
  • Les douleurs rachidiennes et les troubles respiratoires sont d'autant plus importants que l'angle de Cobb est grand. Néanmoins, les scolioses dites « mineures » (inférieures à 20 degrés) ne causent généralement pas de douleurs, surtout si un entretien et un soin du dos est présent.

Non opérée, la scoliose idiopathique a un retentissement variable sur la qualité de vie, en fonction de sa sévérité.

Lorsque l'angle de Cobb est inférieur à 30° en fin de croissance, il est rare qu'elle s'aggrave plus tard. Lorsqu'il est supérieur à 50°, les troubles respiratoires sont d'autant plus importants que cet angle est élevé.

Source :https://fr.wikipedia.org/

ETUDE DE CAS
TUINA ET SCOLIOSE JUVENILE
Le traitement Tui na aide à détendre les muscles et les articulations, à stimuler la circulation sanguine et à soulager les courbatures.

Tuina sur une pré-adolescente présentant une dysfonction C0/C1 + gibbosité L1 à D9 (scoliose).
Première séance:
Photo 1 : avant traitement. Photo 2 après traitement.

TUI de V10 à E12 avec die da wan you + ROU sur huato jiaji, V10, VB20 ; Shonishin sur IG3-V60,F3. NA sur carré des lombe et AN sur HM Yao Yan; BASHEN et YAO lombaires. Pochons d'herbes et ventouses.

Deuxième séance (4 semaines après) avec "ontake" (technique du "bambou chaud"et "yin cups". Absence de gibbosité. Shoni shin sur P9-R10. AN sur psoas à droite et obturateurs internes; TUI avec "Die Da Wan You", Bashen et Yao. La scoliose réduite autour de L1-D12 et rectifiée après la séance. Dernier contrôle prévu d'ici 6 semaines.


Formation tuina: http://formation-tuina.blogspot.fr/

dimanche 18 février 2018



Observation clinique des techniques de tuina dans la prise en charge du torticolis musculaire congénital

Article de Qian WangZhi-wei Chen traduit par Maria Rando Gonzalez

Étude clinique en MTC
Objectif
Observer l'effet clinique du traitement de la rate par le renforcement de la rate et du rein pour le torticolis musculaire congénital.

DEFINITION
Le torticolis congénital se définit par une position vicieuse et dominante de la tête du nourrisson d’un côté, dans les semaines ou les mois qui suivent la naissance. La tête se positionne en inclinaison homolatérale, rotation homolatérale extension et translation homolatérale du cou.

Il y a deux sortes de torticolis
TORTICOLIS MUSCULAIRE CONGENITAL (TMC) :
Ce torticolis est la forme la plus fréquente. Il se développe dans les premiers jours ou semaines de vie du bébé et il est causé par la contraction d’un muscle du cou, le sterno-cléido-occipito-mastoïdien (SCOM).

La tête du bébé est inclinée du côté du muscle tendu. Il est souvent observé la présence d’une petite masse fibreuse (de la taille d’une olive) sur le muscle en tension.

Cette « olive » disparaît normalement d’elle-même entre le 6e et 12e mois de vie de bébé, et le torticolis (TMC) également doit régresser de lui-même dans 75 % avant l’âge de 8 mois.

TORTICOLIS CONGENITAL:
Celui-ci est plus rare. Il est associé à certaines malformations de naissance (malformations congénitales). A noter:
  • un déséquilibre des muscles du cou (absence congénitale unilatérale du SCOM);
  • une malformation osseuse (fusion de vertèbres du cou);
  • un déplacement des vertèbres du cou (subluxation congénitale cervicale);
  • une anomalie du système nerveux causé par une tumeur ou une malformation nerveuse (paralysie neurologique ou oculaire).

Il est important de retenir que 25 % des bébés qui ont un torticolis (TMC) auront besoin de soins, et il est important que ces soins aient lieu le plus tôt possible afin de réduire les risques d’anomalies causées par les tensions reliées aux torticolis.


Les conséquences du torticolis :
Il est reconnu qu’un torticolis non traité peut entraîner certaines anomalies, voici les plus connues :
  • une déformation du visage (asymétrie faciale);
  • une déformation de la tête (plagiocéphalie);
  • un trouble de la vision (troubles fonctionnels oculaires);
  • une déformation de la colonne vertébrale (scoliose cervico-thoracique);

Il est constaté dans de nombreux cas, que le torticolis peut occasionner d’autres anomalies (asymétries musculo-squelettiques) qui affectent l’ensemble du corps du bébé, en particulier le bassin et la colonne vertébrale.

(Lorsque le corps du nouveau-né est soumis à des tensions situées au niveau du cou, de la tête et à l’épaule, on remarque que le bassin à tendance à se rapprocher du côté où la tête est inclinée pour soulager la tension musculaire du cou causé par le torticolis).

Etiologie et conséquences
L'étiologie du torticolis congénital
Les origines de cette pathologie peuvent être de nature posturale, musculaire ou, infectieuse, vasculaire, héréditaire, liée à des facteurs intra-utérins ou dues à une malformation. Ces nombreux facteurs ont chacun un impact différent sur le développement et l’évolution de la pathologie.

Certains médecins considèrent que la pathologie se développe sur le fœtus durant la grossesse. En effet, le torticolis serait dû à certaines contraintes utérines sur le fœtus durant cette période. Il serait affecté par certaines postures de la mère comme l’assise dans un siège. Ces contraintes provoquent des malpositions orthopédiques chez le nouveau-né qui sont l’un des signaux alertant la pathologie.

Ces malpositions orthopédiques peuvent aussi induire une instabilité ou une luxation congénitale de hanche ainsi qu’une asymétrie congénitale du bassin. Cette asymétrie est provoquée par une rétraction unilatérale du tenseur du fascia lata et controlatérale des adducteurs. Une grande scoliose thoraco-lombaire de faible amplitude peut aussi être développée suite à des malpositions orthopédiques.

D’autres spécialistes affirment que le torticolis est dû à un dépôt excessif de la protéine collagène dans la matrice extracellulaire dans la zone du SCM qui forme par la suite une fibrose sous la forme d’une olive ou d’une bande superficielle. Cette fibrose implique alors une rétractation du muscle SCM qui va provoquer une malposition de la tête. Ce dépôt excessif peut se présenter durant la grossesse, ou dans les premières semaines du nouveau-né. Dans le second cas, la mauvaise irrigation du SCM impliquée par une mauvaise position de la tête du bébé durant son temps de sommeil peut provoquer le dépôt excessif de cette protéine.

D’autres études ont remarqué le lien entre le développement d’un torticolis congénital et un accouchement difficile4 où le bébé a eu des difficultés à sortir. En effet, lors de l’accouchement, la traction de la tête du bébé par le creux axillaire ou du crâne lors de sa sortie peut provoquer un œdème ou une lésion du SCM ou du scalène qui développe par la suite un torticolis. Ce type de torticolis congénital dit « accidentel » peut aussi être provoqué avec l’utilisation de forceps, ventouse lors d’un accouchement dystocique.

Conséquences d’une rétraction du muscle SCM
Les conséquences d’un torticolis sont nombreuses et varient d’un cas à l’autre suivant la cause du torticolis, la durée avant la prise en charge par un encadrement médical, ou encore l’angle du rachis cervicale dû au torticolis.La particularité de cette pathologie, c’est qu’elle n’est que rarement douloureuse. Il n’y a pas de pleur de la part du bébé, ni même du jeune enfant quand la pathologie n’est pas traitée dans les premières années du nouveau-né.

La conséquence la plus remarquée est une déformation asymétrique de l’Atlas et de l’Axis (soit les deux premières cervicales). Cette anomalie fonctionnelle peut être irréversible ou nécessiter de la chirurgie. Ce conflit entre ces deux cervicales peut entraîner un rétrécissement du trou occipital soit morphologique soit dynamique et réduire tous les mouvements réalisés par cette articulation. On parle alors de problème de réalisation des mouvements de rotation, d’inclinaison, d’abaissement et de redressement de la tête.

La conséquence de la rétraction d’un seul muscle, le SCM, entraîne de nombreux dysfonctionnements dynamiques et statiques.

De plus, si la pathologie est prise en charge tardivement, le bébé ou jeune enfant peut avoir un trouble de croissance du rachis cervical supérieur, ce qui peut entraîner une compression neurologie, et ainsi provoquer des troubles de réalisation de mouvements suivant le nerf compressé. Cette compression entraîne alors des déficiences posturales, troubles du mouvement et des raideurs.

Pour finir, l’une des conséquences d’un torticolis congénital est un problème de développement du crâne. De par son contact avec le rachis cervical, s’il y a une déformation de ce dernier, il peut entraîner par compression ou anomalie, une croissance hétérogène du crâne. Ces différents problèmes peuvent engendrer des complications néfastes pour le nouveau- né tout comme une hypertension intracrânienne. Cette hypertension peut dégénérer et à terme créer des paralysies oculomotrices.

Evaluation
Il existe trois mesures pour déterminer le degré de sévérité du torticolis :
  • La position de la tête (attitude d’inclinaison)
  • L’amplitude du mouvement de rotation de la tête vers la droite et la gauche.
  • L’amplitude du mouvement d’inclinaison de la tête vers l’épaule droite et l’épaule gauche

 EXAMENS
L’inspection :
L’inspection est un élément important, ses signes peuvent être très significatifs.
Doit être réalisée sur un nouveau-né entièrement nu, calme, sur un plan dur. Il faut rechercher une asymétrie de position globale ou localisée, une anomalie de la face, des oreilles, de l’implantation des cheveux, du cou, ou du tronc.
Destinée à apprécier et observer l’aspect général du nourrisson et des déformations corporelles.

L’observation:
Une asymétrie de positionnement de la tête et du cou : Le bébé se présente avec la tête inclinée du côté du muscle rétracté.
  • flexion basse,
  • extension haute,
  • inclinaison homolatérale,
  • rotation controlatérale,
  • plagiocéphalie et/ou asymétrie faciale.

La palpation:
- Mettre en évidence une tuméfaction ou une contracture musculaire, 
- Localiser d’éventuels points douloureux. 
- Retrouver une petite grosseur de la taille d'une olive (tuméfaction olivaire) à la partie inférieure du muscle.









Bilan de la mobilité articulaire :
Mesurer la flexion, l’extension, l’inclinaison latérale et la rotation droite et gauche en actif et en passif.
Pour la mobilité active de la tête, elle est étudiée à partir des mouvements spontanés, et provoqués par des stimuli visuels ou auditifs d’où on déduit les amplitudes de la rotation et l’inclinaison.
Les mouvements passifs doivent être lents et doux pour ne pas provoquer de reflexe de défense de la part du nourrisson.
Faire attention aux compensations des épaules.


Résultat : On retrouve des limitations d’amplitudes de rotation d’un côté et d’inclinaison de l’autre.

PRISE EN CHARGE PAR LA MTC :
Etude comparative des techniques de tuina et du Xiao tuina
 Effet du tuina sur le torticolis congénital.

Malgré l'effet global du tuina sur la zone affectée qui vise à détendre les muscles, à résoudre les bosses et à débloquer les collatérales, il nécessite une longue période de temps et rend difficile le maintien du traitement par les nourrissons. Basé sur la vue holistique et l'identification de modèle en médecine chinoise, nous avons ajouté la manipulation de renforcement de rate et de rein-bénéfice à la thérapie de tuina locale et avons observé son effet clinique.

Objectifs
  • Etirer le SCOM, et lui redonner progressivement son élasticité.
  • Prévenir la fibrose musculaire (l’olive).
  • Retrouver des amplitudes de mobilité normales pour l'âge.
  • Renforcer les muscles du côté opposé.
Critères diagnostiques
Les principaux symptômes comprennent l'inclinaison de la tête et du cou du côté atteint et rotation vers le côté sain; raideur ou une masse molle sur le muscle sternocléidomastoïdien du côté atteint; limitation du mouvement du cou; visage et/ ou œil plus petit du côté atteint (asymétrie du visage), occiput aplati du côté sain et scoliose compensatoire des vertèbres thoraciques; et l'épaississement du muscle stemocléidomastoïdien du côté affecté ; épaississement des tissus et des muscles ont été observés lors d'un examen échographique.

Critères d'inclusion
Ceux qui ont rencontré les critères ci-dessus; moins de 1 an; n’ayant jamais reçu d'autres thérapies pour traiter le problème; et les tuteurs légaux de l'enfant étaient prêts à participer à ce processus et ont signé un consentement.

Critères d'exclusion
Ceux qui n'ont pas répondu aux critères d'inclusion ci-dessus; torticolis osseux dû à une malformation vertébrale, torticolis postural compensatoire dû à une perturbation visuelle et torticolis neurogène dû à la paralysie du muscle du cou; ceux qui ont reçu d'autres thérapies simultanément pendant le traitement; avoir des complications de situations primaires sévères dans les systèmes cardio-vasculaire cérébral, hépatique, rénal et hémalopoïétique; une constitution allergique ou une lésion sévère, infection de la zone touchée; et ceux qui étaient réticents à participer à ce processus.

Données générales
Au total, 63 cas ont été traités en ambulatoire en tuina pédiatrique, à l'hôpital Yueyang de médecine intégrée chinoise traditionnelle et occidentale affilié à l'Université de Médecine traditionnelle chinoise de Shanghai entre mai 2012 et avril 2013. Le plus jeune nourrisson avait 15 jours, le plus âgé avait 9 mois, avec un âge moyen de 61,5 jours. Ces bébés ont été répartis aléatoirement dans un groupe d'observation de 32 cas et un groupe témoin de 31 cas.

Principe de traitement
En ce qui concerne le groupe témoin, le principe du traitement était de détendre les muscles / tendons, de ramollir les nodules et de résoudre le gonflement. En ce qui concerne le groupe d'observation, un traitement de la rate et du rein a été ajouté.

Méthodes de traitement
Préparation préalable au traitement
Placer le nourrisson dans une position couchée (sans oreiller) et applications des techniques An et Rou.

Groupe d'observation
Techniques de Tuina
Manipulation : An Rou et Tanbo: An Rou appliquée le long de l'origine et l'insertion du SCOM en avant et en arrière en utilisant le pouce, le majeur et l'annulaire, et suivie d'un tanbo doux sur le muscle. Huit minutes d'An Rou et Tanbo ont été appliquées alternativement à la fréquence de 100-120 fois par minute.

Manipulations Nafa et Niefa: Appliqué 2 min de Nafa et Niefa sur le SCOM du côté affecté en utilisant le pouce, l'index et le majeur, à la fréquence de 100-120 fois par minute. Il est conseillé d'augmenter progressivement la force en tenant compte de la tolérance du nourrisson.

Extension passive: Tenir l'épaule du côté atteint d'une main et soutenir le sommet du crâne de l'autre main; poussé la tête du nourrisson lentement vers le côté sain, permettant ainsi un mouvement latéral passif de la tête sur un plan frontal. Puis empaumer d’une main le crâne et l'occiput du côté affecté et maintenir la mandibule inférieure du côté sain avec l'autre main; maintenir la tête du nourrisson  dans l'axe vertical et effectué une rotation passive douce vers le côté affecté pour étirer progressivement le muscle stérno-cléido-mastoïdien du côté affecté. Répéter 20 fois en réalisant une extension passive d'environ 1 minute et en incluant de courtes extensions toutes les cinq fois.
  


Protocole xiao tuina : traitement de la Rate et du Rein
Cela inclus 300 fois de tonifier le Pijing, Shenjing, 50 fois de An et Rou sur Pishu (V 20) et Shenshu (V 23), 5 fois Nie-ji (pincer  la colonne vertébrale) et enfin 10 fois de Cafa sur Jizhu.

Les nourrissons ont été traités trois fois par semaine, 20 séances pour un traitement. L'efficacité thérapeutique a été observée après trois cycles de traitement.

Résultats du traitement
Comparaison des effets cliniques
Après trois mois de traitement, le taux de guérison et le taux d'effet marqué dans le groupe d’observation étaient respectivement de 63,3% et contre 93,3%, et de 33,3% contre 90,0% dans le groupe témoin, ce qui montre une signification statistique (KQ.05) et taux effectif marqué mais pas de signification statistique dans le taux effectif total. Cela indique que les deux méthodes cela effets remarquables sur les torticolis congénitaux.

Comparaison de la santé globale des nourrissons
Pendant le traitement, l'incidence des symptômes majeurs, y compris un manque d'appétit, une toux accompagnée de fièvre, des selles anormales et un mauvais sommeil, étaient significativement plus faibles que dans le groupe témoin . Ceci indique qu’en tant que thérapie holistique, le traitement de la rate et des reins peut améliorer les fonctions de la rate et de l'estomac du nourrisson, renforcer leur constitution et favoriser leur croissance et leur développement.

Discussion
Les TMC affecte environ 0,4% -1,3% des nourrissons. Son étiologie n'est pas encore claire pour la médecine moderne. On pense qu'il est associé à un problème de  retour veineux ou à un hématome dû aux lésions à la naissance du muscle stemocléidomastoïdien.

En médecine chinoise, le TMC relève de la catégorie des spasmes musculaires ou des nodules musculaires. Elle survient souvent à la suite d'une stagnation du qi et d'une stase sanguine, qui entraînent un blocage des vaisseaux et une malnutrition des muscles et des tendons locaux. Par conséquent, cette condition est souvent traitée avec des méthodes pour détendre les muscles, faire circuler le sang, résoudre les nodules, assouplir les nodules durs et éliminer l'enflure. La médecine chinoise soutient que le rein est notre base congénitale (énergie innée) et la rate est l’acquise (énergie acquise). La rate et les reins des nourrissons sont souvent faibles et fragiles. Considérant le point de vue holistique et l'identification des syndromes en médecine chinoise, l’utilisation de la «stimulation de la rate et du rein par les techniques issues du xiao tuina» peuvent réguler les énergies innées et acquises des nourrissons avec pijing, shenjing, Pishu et Shenshu. Ces points peuvent aider à générer du qi et du sang, nourrir les muscles et les tendons et soulager la contracture. Nie-ji et Cafa sur la colonne vertébrale (Tou Mai) peuvent équilibrer le yin et yang, harmoniser les Zang Fu, tonifient Yuan-Qi, renforcer la rate et l'estomac, débloquer les canaux et faire circuler le qi .  En termes d'anatomie moderne, Pishu (V20) et Shenshu (V 23) sont situés près des muscles érecteurs de la colonne vertébrale. En appliquant An Rou sur ces deux points, ils peuvent travailler sur ces muscles. Nie-ji et Cafa le long de la colonne vertébrale peuvent stimuler l'ensemble du groupe musculaire du dos. Cela peut, en quelque sorte, aider à maintenir une posture équilibrée de la tête et des mouvements normaux.

A en juger par l'analyse de l'efficacité thérapeutique, il n'y avait pas de différence significative dans le taux effectif total entre la «tonification de la rate et du rein» et les techniques classiques du tuina. Cependant, le taux de récupération et le taux d'effets est plus marqués dans le groupe d'observation que dans le groupe témoin (/ <0,05). De plus, les symptômes majeurs tels que le manque d'appétit, la toux accompagnée de fièvre, les mouvements intestinaux anormaux et le manque de sommeil dans le groupe d'observation étaient nettement inférieurs à ceux du groupe témoin. On peut donc conclure que les techniques xiao tuina peuvent renforcer la rate et l'estomac et améliorer la constitution des nourrissons. C'est une thérapie efficace et sans douleur dans le traitement des torticolis congénitaux et digne d'être popularisé dans le traitement clinique.

Articles en compléments

Sources
Shanghai Research Institute of Acupuncture and Meridian
http://association-plagiocephalie-info-et-soutien.fr
Wilkpedia

vendredi 24 novembre 2017

De la recherche en pédiatrie de la médecine chinoise ... en France !

Article de Frédéric Breton de l'Institut Liang Shen à Genève
Ayant récemment participé au séminaire de pédiatrie donné par ma consoeur Maria Rando Gonzalez, je voulais saluer son travail.

Incontestablement, Maria a mené ces dernières années des recherches de niveau universitaire dans cette spécialité - et tout cela avec « les moyens du bord » -  tout particulièrement dans la définition en pédiatrie chinoise des maladies d’asymétrie du nourrisson et spécifiquement dans l’approche théorique et clinique du syndrome « Kiss » et de ses conséquences sur les diverses maladies et le développement du nourrisson et de l’enfant.

Observations cliniques, mises à l’épreuve, conclusions, identifications des syndromes, méthodes de traitement, questions encore en suspens : tout y est.
Bien plus qu’une chercheuse, Maria est une véritable pionnière, aidée en cela par Madame Delphine Grosso, car il n’est pas trop d’être deux pour ce genre de travail d’abeilles.

Je ne doute pas que l’intelligence et l’innovation de leurs travaux puisse un jour constituer un pas important de la médecine pédiatrique dans tous les aspects du développement de l’enfant.

Mon vœu le plus cher est que leurs travaux prennent un jour une envergure internationale, qu’ils soient repris et développés par d’autres chercheurs passionnés et que Maria et Delphine puissent présenter les conclusions de leurs recherches dans un des prochains colloques de pédiatrie en Chine.
f.b

Marina Moriceau, Frédéric Breton,Maria Rando Gonzalez, Aurélier Chapgier Laboissière

Corinne Carpentier, Delphine Grosso


jeudi 27 avril 2017

ARTHRITE RHUMATOÏDE JUVENILE


L'arthrite juvénile idiopathique (AJI) est une forme d'arthrite inflammatoire chronique qui touche les enfants de 16 ans et moins. Auparavant appelée arthrite rhumatoïde juvénile, l'AJI est l'une des affections chroniques les plus courantes chez les enfants (1 sur 1000).

Définition

  • Atteintes inflammatoires articulaires sans cause reconnue
  • Inflammation du tissu synovial aseptique
  • Début avant 16 ans
  • Évoluant depuis plus de 6 semaines
  • Diagnostic d’exclusion
AJI = diagnostic d’exclusion
à Penser aux diagnostics différentiels:
  • Infectieux (septique, lyme…),
  • Tumoral (T. osseuses, hémopathies, neuroblastome, lymphomes, angiome intra-articulaire…)
  • Traumatique, mécanique
  • A.réactionnelles( corps étrangers)
  • A. auto-immunes,
  • Lupus Erythémateux Disséminé
  • Sclérodermie
  • Dermatopolymyosite
  • Sarcoidose

On parle de maladie auto-immune lorsque le système immunitaire se dérègle et s'attaque aux tissus sains des différentes parties de l'organisme qu'il est sensé protéger, causant de l'inflammation et des dommages. Dans le cas de l'AJI, les articulations sont touchées par l'inflammation et deviennent raides, douloureuses et enflées. Certains enfants souffrent même d'inflammation de l'œil. Dans des manifestations graves de certaines sous-formes, le cœur ou les poumons peuvent être atteints.

L'AJI touche un peu plus souvent les filles que les garçons mais peut affecter des enfants de tous âges, du bambin à l'ado. Bien qu'on ne puisse guérir l'AJI, il existe des traitements efficaces pouvant prévenir les dommages permanents aux articulations, diminuer les risques d'invalidité et mener à une rémission.

L’AJI se caractérise par une inflammation chronique sans suppuration de la synoviale.
 A l’examen microscopique :
-         le tissu synovial atteint est œdémateux, et infiltré de lymphocytes et de plasmocytes avec sécrétion importante de liquide articulaire .
-         des franges de la synoviale épaisses forment des villosités qui débordent dans l’espace articulaire, la synoviale hyperplasie peut s’étendre et devenir adhérente au cartilage (pannus).


Diagnostiquer l'arthrite juvénile idiopathique

Selon les critères de la Ligue internationale des associations pour la rhumatologie (ILAR), il existe sept sous-formes d'AJI :
  • Oligo-articulaire : la plus répandue. Un diagnostic qui frappera environ la moitié des enfants atteints d'AJI. Quatre articulations ou moins sont atteintes, généralement les genoux, les chevilles ou les poignets. Jusqu'à 20 % des enfants atteints souffriront d'uvéite (inflammation de l'œil).
  • Oligo-articulaire étendue-environ 30 % des enfants atteints d'AJI et dont moins de quatre articulations sont atteintes verront la maladie s'étendre à plusieurs articulations au cours de son évolution. C'est pourquoi on la qualifie d'" étendue ".
  • Polyarticulaire (facteur rhumatoïde positif et négatif) :cinq articulations ou plus sont affectées. Toute articulation peut être touchée et les manifestations sont généralement symétriques (la même articulation des deux côtés). Les enfants avec facteur rhumatoïde positif sont plus gravement affectés et de façon plus persistante par la forme polyarticulaire.
  • Enthésite apparentée : forme affectant plus généralement les enfants d'âge scolaire et les plus vieux, et plus souvent les garçons que les filles. Les grosses articulations comme les hanches, les genoux et les chevilles de même que le cou et le dos sont visées. Certains de ces enfants souffriront d'enthésite (inflammation des tendons et ligaments). Un faible pourcentage souffrira éventuellement de spondylarthrite ankylosante.
  • Psoriasique : les enfants peuvent souffrir d'arthrite et de psoriasis, ou d'arthrite avec des antécédents familiaux de psoriasis. Cette forme peut affecter toutes les articulations.
  • Systémique (généralisée) :forme la plus grave de la maladie. Elle affecte environ 10 % des enfants ayant reçu un diagnostic d'AJI. Les enfants atteints de la forme généralisée présentent des poussées de fièvre (souvent élevée), des éruptions cutanées, des articulations et même des organes enflés.
Au premier stade, les enfants atteints se plaignent le plus souvent de douleurs articulaires accompagnées d'enflure et de raideur.
D'autres signes avant-coureurs peuvent se manifester au début de la maladie :
  • Changements dans la capacité de l'enfant à participer aux activités normales, comme les sports et les activités scolaires, à cause de la douleur articulaire
  • Irritabilité, coïncidant avec la douleur chez l'enfant
  • Refus de marcher, boitillement. Un enfant qui sait très bien marcher pourrait se remettre à " ramper "
Parce que les premiers symptômes de l'AJI ressemblent à ceux de maladies infectieuses, de cancer, de problèmes osseux ou d'autres maladies inflammatoires, le médecin doit tout d'abord exclure ces possibilités.

En plus d'un examen physique complet et de l'investigation des antécédents familiaux, le médecin peut demander une batterie de tests afin d'exclure toute autre possibilité et confirmer le diagnostic. Toutefois, aucune analyse sanguine ne peut confirmer le diagnostic d'AJI.


Douleurs de la Hanche

  • Boiterie (refus de marche chez le tout petit)
  • Limitation des amplitudes articulaires (RI+++)
  • Rhume de hanche
  • Ostéoarthrite
  • Ostéochondrite de hanche
  • Epiphysiolyse

Rhume de Hanche ou Synovite Aiguë Transitoire de Hanche


  • Pic de fréquence: 2-6 ans
  • Boiterie ou refus de marche
  • Limitation articulaire
  • Pas de température

Examens Radiologiques 

  • Radiographies normales
  • Echo: épanchement
Le rhume de hanche est le nom donné à une synovite aiguë transitoire.
Cette affection désigne une boiterie qui affecte généralement les enfants ayant entre 3 et 10 ans. Le rhume de hanche se manifeste par une douleur brutale (type crampe musculaire) qui va de la hanche au genou. Cette douleur empêche de marcher. En cas de rhume de hanche, à l'examen clinique, le médecin constate que la hanche est limitée dans la plupart de ses mouvements (extension, abduction, rotation interne). Le rhume de hanche s'associe souvent à une légère fièvre.



Définition
Une synovite aiguë transitoire de la hanche, appelée plus communément rhume de hanche, est une inflammation de l'articulation de la hanche. Elle apparaît fréquemment dans les suites d'une infection virale. Cette maladie infantile bénigne, touche le plus souvent les garçons âgés de 3 à 5 ans, mais elle peut se rencontrer jusqu'à l'âge de 10 ans. Le rhume de hanche apparaît de manière saisonnière, préférentiellement en hiver et au printemps. Son incidence annuelle est de l’ordre de 0,2 pour 100 enfants.

Symptômes
Les symptômes du rhume de hanche sont notamment une douleur d'une des deux hanches, une limitation des mouvements, une boiterie voire une impossibilité de marcher. La fièvre est absente ou très modérée.

Diagnostic
Le diagnostic du rhume de la hanche sera suspecté devant l'existence d'une infection virale dans l'histoire récente de l'enfant. Fréquemment, dans les semaines précédant l'apparition de ces symptômes, les parents se souviendront d'une rhino-pharyngite ou d'une autre pathologie infectieuse contractée par leur enfant. En cas de doute, une radiographie du bassin et de la hanche atteinte, plus rarement une échographie, pourront être réalisées. En cas de non-amélioration après une semaine d'évolution, une scintigraphie sera envisagée.

Synovite aiguë bénigne transitoire ou « rhume de hanche » Cette entité de mécanisme inconnu est la cause la plus fréquente de pathologie de hanche entre trois et dix ans. L’incidence annuelle est de l’ordre de 0,2/100 enfants avec une prédominance masculine (70 %) et une nette prédominance saisonnière (hiver – printemps). Un facteur viral est envisagé à l’origine de l’hypersécrétion de liquide synovial en raison de la survenue fréquente au décours d’un épisode ORL. Cependant, aucun virus n’a été mis en évidence par les études sérologiques, de même qu’il n’a pas été retrouvé de terrain génétique prédisposant ; les rares études histologiques ne retrouvent pas d’hyperplasie synoviale. Le tableau clinique est stéréotypé : survenue brutale sans facteur déclenchant souvent le matin au réveil d’une douleur intense plus ou moins bien localisée à un membre inférieur avec impotence fonctionnelle. L’enfant est en bon état général, apyrétique ; la hanche est limitée en abduction et rotation interne. La radiographie standard est normale ou objective un bombement capsulaire.

Le mode évolutif est un argument diagnostique supplémentaire : régression des symptômes en cinq à huit jours, spontanément, aidée par un repos (le plus souvent relatif) et un court traitement anti-inflammatoire symptomatique. Toute atypie initiale et/ou évolutive doit obligatoirement conduire à rediscuter le diagnostic et à pratiquer initialement une ponction articulaire (pour exclure une arthrite septique) et ultérieurement une scintigraphie osseuse (pour exclure une ostéochondrite), le diagnostic de synovite aiguë bénigne transitoire restant un diagnostic d’exclusion. À noter que la formule du liquide est inconnue, les patients étant habituellement ponctionnés en contexte d’urgence avec l’indication d’exclure par l’examen direct et la culture une arthrite septique. Il faut souligner que des rechutes sont possibles en nombre limité (deux à trois), après des délais variables, homo- ou controlatérales et que pour certains un contrôle d’imagerie à trois mois est systématique pour ne pas méconnaître une ostéochondrite révélée par un épanchement articulaire. Le pronostic reste globalement excellent avec absence de séquelle et d’évolutivité à l’âge adulte.


Traitement basé sur la discrimination des différents syndromes en MTC de l’AJI:

1-SYNDROME DE CHALEUR:
  •  Yin vide, chaleur interne
  • Chaleur humidité

2-SYNDROME DE FROID HUMIDITE

3-VIDE DE SANG ET DE QI

Techniques de la pédiatrie sino japonaise ® et moxibustion

Pour le soulagement de la douleur et accroître la mobilité des articulations, choisir des points locaux autour des articulations touchées ainsi que des points distants sur les canaux affectés.
-         Pour les situations de chaleur, utiliser les techniques de la pédiatrie sino-japonaise ®.
-         Pour les situations de froid et de vide, utiliser la moxibustion.

S'il y a des signes et des symptômes de stase de sang, faire une saignée sur tous les vaisseaux visibles, même si ceux-ci sont éloignés de la zone de la douleur et de l'inconfort.

A titre indicatif :
  • Pour le vide de yin : Rt6-R3-V23-R1
  • Pour le Vide Froid, moxa : VC4-E36-V23-VG4-R3-Rt9
  • Pour le Vide de Sang et de Qi : E36-Rt6-V15-V17-V20.

Traitements complémentaires

Parce que la polyarthrite rhumatoïde est une maladie immunitaire qui tend à évoluer à partir d'allergies multiples et / ou persistantes, un régime clair, fade, hypoallergénique, sans levure est absolument nécessaire afin d'obtenir des effets durables. Semence Coicis Lachryma-jobi (Yi Yi Ren) fait une excellente boisson ou thé de fond et la principale céréale devrait être le riz.
Commentaires

La polyarthrite rhumatoïde est considérée comme une maladie difficile à traiter. Elle ne peut être traitée avec la médecine chinoise que s'il existe un régime alimentaire approprié. La cause est la perméabilité intestinale, la dysbiose intestinale et les intolrérances alimentaires dont fait partie de cette situation . La plupart des patients ont donc une combinaison d'une chaleur humidité et d'un vide sous-jacent de la Rate et du Rein. Le Vide du Rein peut être du yin ou yang même s'il y a une chaleur humidité. Mais aussi, parce que ce problème a tendance à être une maladie chronique ou durable, qu’il faut se rappeler que les maladies chroniques pénètrent dans le système des canaux. Cela signifie que la stase sanguine dans les canaux est souvent un facteur de complication dans les maladies persistantes ou durables et surtout celles impliquant de la douleur.

Techniques avec la médecine traditionnelle chinoise sur le traitement topique des enfants avec synovite transitoire de la hanche dans 57 cas (de septembre 2005 à septembre 2007)

De: Liu Xiaogang, Li un trésor, Jin Jiang Ting, Tong Qiu

Objectif :
Pour résumer l'approche du traitement de la médecine chinoise sur les enfants atteints de synovite transitoire de la hanche.

Méthodes : 57 cas étaient des enfants traités par des traitements anti-inflammatoires et application externe sur la zone douloureuse.
Résultats :  Le taux de guérison de 52,6%  sur 1 semaine, 2 semaines taux de guérison de 47,4%, le taux de guérison total était de 100%.
Pratiques : Conclusions et traitement de médecine chinoise traditionnelle des enfants avec synovite transitoire de la hanche est efficace et simple.
Les données cliniques

Informations générales
Le groupe de 57 patients, 27 hommes et 30 femmes; tranche d’âge de 3 à 10 ans avec une moyenne de 7,3 ans; la plus courte durée est de 4 h, jusqu'à 7 mois; hanche gauche dans 25 cas, 32 cas de la hanche droite.

Le diagnostic est basé sur l’examen clinique fondamental:
Motif de consultation : apparition brutale d’une douleur de la hanche

Observations
  • Inégalité de la longueur des membres inférieurs (côté plus court, contracture des fessiers du même côté)
  • Rechercher une limitation de mobilité articulaire  (recherche symétrique) :apparition de la douleur lors de la flexion de hanche à plus de 90°
  • Asymétrie de la hanche et des plis de l’aine
  • Tuméfaction des parties molles
  • Rx négatif : pas d’anomalie articulaire
  • Observation la marche : attitude pseudo paralytique ou attitude antalgique en flexion avec refus d’appui.

Méthodes de traitement et précautions

Thérapie manuelle : Tuina

La première étape: les techniques de décontraction.
  • Enfants de position en décubitus dorsal : Mofa avec la paume autour de l’articulation de la hanche durant 5 min, pour enlever la tension psychologique de l’enfant et soulager localement les spasmes des tissus mous.
  • Ensuite Nafa Chafa sur la cuisse durant 5 min, jusqu'à ce que les quadriceps et les adducteurs soient décontractés, ainsi que les genoux, les fléchisseurs de la hanche.

Deuxième étape
  • Enfant en décubitus latéral, côté douloureux vers le haut Roufa sur les points Ashi durant 1 ~ 2 min. Extension-flexion de la hanche-genou + Yaofa
  • Traitement quotidien, durant l ~ 3 semaines.

Application externe (gao) de type San Guan San

Conseils

Après la séance rester au lit, éviter de lever et mettre position de rotation externe le membre inférieur, comme monter les escaliers sur le côté.
Résultat du traitement

Guérit: Les symptômes ont disparu, membres inférieurs sont de longueur égale, plus de tuméfaction des tissus mous.
Amélioration: les symptômes ont disparu sans boiter, les membres inférieurs de de même longueur.
Sans résultat: pas d'amélioration des symptômes et des signes.
Première semaine : guérison pour 30 cas (52. 6%) ; pour les 2 semaines : guérison dans 27 cas (47,4%), le taux de guérison était de 100%.

A lire également
Cas cliniques: polyarthrite juvénile par insuffisance du déploiement de la forme par Frédéric Breton


Sources
  • Jiang Jun. Manipulative therapy of pediatric hip in 48 cases of bursitis.
  • Henan Journal of Traditional Chinese Medicine, 2002,17 (4): 496.
  • Wang Ming. Orthopedics scientific basis for \ [M \]. Shanghai: Shanghai Science and Technology Press, 1996:300.
  • Juhi law. Practice treating children 18 cases of hip bursitis \ [J \]. Practical Traditional Chinese Medicine, 2003,19 (2): 86.
  • Roads. Massage and Herbal Penetration treatment of pediatric hip joint in 27 cases of traumatic      bursitis \ [J \]. Clinical Journal of Anhui Traditional Chinese Medicine, 1996,8 (6): 276.
  •  http://eng.hi138.com/medicine-papers/clinical-medicine-papers/201105/312184_techniques-with-traditional-chinese-medicine-on-the-topical-treatment-of-children-with-transient-synovitis-of-the-hip-in-57-cases.asp#.WHjRedLhBrQ
  • http://jointhealth.org/aboutarthritisdiseasespotlight.cfm?id=21&locale=fr-CA
  • « A hanbook of tcm pediatrics » by Bob Flaws
  • « Boîteries et Douleurs du Membre Inférieur chez l’enfant Boiteries et Douleurs du Membre Inférieur chez l’enfant » Dr Franck LAUNAY Service de Chirurgie Orthopédique de Hôpital Timone.
  • Formation CFTMC : pédiatrie sino-japonaise

mercredi 11 janvier 2017

L'arthrose du genou

Extrait de l’article du Dr Jeffrey Chua Tse Fai
Traduit par Maria Rando Gonzalez

Aujourd'hui, des millions de personnes sont touchées et souffrent d'arthrose du genou. Il s'agit d'une maladie dégénérative des articulations qui est considérée comme l'une des causes les plus fréquentes d'invalidité. Selon la médecine occidentale, il n'y a toujours pas de traitement curatif pour l'arthrose du genou. À l'heure actuelle, seul le traitement symptomatique et le soutien pour la réduction de la douleur et l'amélioration de la fonction articulaire sont recommandés. Cependant, on a signalé que ces traitements pharmacologiques s'associaient à des effets secondaires significatifs.

L’arthrose est une affection chronique invalidante très fréquente dans la population. Elle touche toutes les articulations mais se rencontre avec prédominance au niveau des genoux, des hanches, des épaules, des doigts et de la colonne vertébrale. Les symptômes rencontrés sont la douleur, le gonflement articulaire et la raideur pouvant devenir définitive et entraîner un handicap fonctionnel sérieux et invalidant. L’arthrose concerne à l’heure actuelle environ 10 millions de personnes en France selon les données de l’OMS (organisation mondiale de la santé), les femmes sont plus touchées que les hommes et la prévalence atteint 40% chez les plus de 70 ans.

L’arthrose se caractérise par une destruction progressive du cartilage. On parle d’arthrose primitive lorsqu’elle est liée à l’âge et au vieillissement, et d’arthrose secondaire lorsqu’il existe un événement l’ayant principalement déterminé comme un traumatisme ou une maladie articulaire préalable.

Les facteurs de risques principaux sont l’âge, le surpoids, certaines activités à risque, certaines prédispositions anatomiques et familiales, certaines maladies articulaires.
L’arthrose est une dégénérescence du cartilage qui perd ses qualités d’origine, sa souplesse, son élasticité et sa capacité de glissement, s’y ajoute la perte de qualité du liquide synovial articulaire qui est un élément essentiel du maintient d’un cartilage sain.

Le liquide synovial est le liquide élastique et visqueux dans lequel baigne le cartilage articulaire. Le liquide synovial a deux rôles essentiels :
  • Lubrifiant : aide au glissement normal du cartilage grâce à la viscosité du liquide synovial
  • Protecteur : le cartilage est protégé et nourrit grâce à l’élasticité du liquide synovial

Le bon fonctionnement du liquide synovial dépend essentiellement d’un de ses constituants, l’hyaluronane ou acide hyaluronique.

Dans une articulation souffrant d’arthrose l’acide hyaluronique est dégradé, son poids moléculaire est diminué ce qui entraine une réduction des propriétés de lubrification et de protection du liquide synovial, le cartilage poursuit donc sa dégradation.


En médecine traditionnelle chinoise, l'étiologie précise, la parthénogenèse et les méthodes de traitement de l'arthrose du genou ont été clairement énoncés dans les détails dans le "Huangdi Neijing" (黄帝内经) ou Classique interne de l'empereur Jaune est le plus ancien ouvrage de médecine chinoise traditionnelle(475-221 avant JC) .

La médecine traditionnelle chinoise (MTC) est connue comme la «quintessence de la culture chinoise» avec une longue histoire de plus de 5000 ans. C'est un patrimoine culturel qui a été transmis de génération en génération qui sont soutenus et éprouvés par des documents médicaux de plus de 3 000 ans, couplés avec des résultats de recherches scientifiques modernes réalisés dans des hôpitaux et des instituts de recherche ces dernières années.

En Novembre 2008, une étude a été menée et rapportée par Shanghai Ruijin Hospital pour effectuer des techniques de manipulation manuelle ou connu sous le nom de "Tuina" sur les patients atteints d'arthrose du genou. La fréquence de traitement était une fois par semaine pendant un an, puis observer et évaluer l'effet sur la récupération cartilagineuse du genou en utilisant la résonance magnétique (IRM) tous les trois mois avant et après le traitement. L'étude a découvert que le diamètre maximal des défauts du cartilage du genou a commencé à diminuer et commencer à se rétablir 3 mois après les traitements et augmenté significativement après 6 mois de traitement, ensuite augmenté de 58%, 12 mois après les traitements.

En Octobre 2009, Shanghai Changhai Hospital avait mené et publié une étude clinique dans « l'étude des effets cliniques significatifs de l'utilisation de la moxibustion traditionnelle » pour traiter 30 patients atteints d'arthrose du genou et de détecter les changements de niveau d'acide hyaluronique dans le sérum et le liquide synovial avant et après traitements . Le temps de traitement était de 10 minutes une fois par jour, 5 fois par semaine pendant 3 mois. Après traitement, 19 patients sur 30 ont été guéris (63,3%), alors qu'après le traitement, le taux d'acide hyaluronique dans le sérum avait baissé et dans le liquide synovial augmenté, ce qui a changé vers la normale. Avant le traitement, le taux d'AH dans le sérum (122,87 +/- 34,10 μg / L) était plus élevé et dans liquide synovial (0,98 +/- 0,17 g / L) était plus faible chez les patients souffrant d'arthrose que chez les témoins normaux (68,32 +/- 21,48 . Alors que, après traitement, le taux d'AH dans le sérum et le taux dans le liquide synovial chez les patients ont changé pour atteindre un niveau normal (70,29 +/- 27,30 microg / L et 1,58 +/- 0,30 g / L, P <0,01) - 0,26 g / L), montrant une différence insignifiante par rapport à ceux des témoins (P <0,01). Sur les 30 patients, 8 patients (26,7%) ont été évalués comme très efficaces et 3 patients (10%) comme efficaces.

En fait, l'arthrose du genou n'est pas difficile à traiter et il est curable si on recherche immédiatement des traitements appropriés. Nos confrères chinois ont déjà accumulé beaucoup d'expérience clinique avec autant de cas réussis dans le traitement de l'arthrose du genou, qui ont ramené la mobilité pour les patients paralysés qui souffraient d'arthrite rhumatismale sévère. Les cas graves sont souvent dus à un retard et ont subi un processus de traitement erroné causant d'autres dommages au genou. Si on les traite au début avec des méthodes correctes par des praticiens qui ont toutes les capacités, la possibilité de parvenir à un rétablissement complet est certainement possible.





Source :
 http://mounttaitcm.wixsite.com/mysite/single-post/2016/03/25/Knee-Osteoarthritis-is-Curable
http://www.clinique-arthrose.fr/traitement-de-la-douleur-acide-hyaluronique-genou.html

Où se former ? http://formation-tuina.blogspot.fr/

samedi 3 décembre 2016

Recherche moderne du traitement de la moxibustion sur le syndrome de chaleur



Traduit par Maria Rando Gonzalez

Article traduit du livre intitulé "Zhongguo Jiufaxue" pages 197-199. Cet ouvrage est une compilation de résultats de recherche clinique sélectionnés effectués par 21 praticiens cliniques d'acupuncture- moxibustion et de chercheurs de différentes institutions en Chine.
  
Un grand nombre d'études de recherche sur différentes perspectives ont été menées et prouvé que la moxibustion a un bon effet sur le traitement sur le syndrome de chaleur.

1.Effet antipyrétique de la moxibustion

La moxibustion a un effet antipyrétique direct. Le professeur Tian Cong Huo de l'Académie chinoise de médecine traditionnelle chinoise avait observé 154 patients dont la température corporelle était supérieure à 38,5 ° C et avait été traitée de façon inefficace par des antibiotiques. Toute la température corporelle a alors chuté à ≤37 ° C dans les 48 heures suivant l'application de moxibustion sur Dazhui (DU14) et Quchi (GI11). Comparé au groupe témoin utilisant les antibiotiques, il a eu une différence très significative (P <0,001). Le test d'hémogramme du groupe de traitement a révélé que ceux qui avaient un faible nombre de globules blancs étaient élevés et ceux qui avaient un nombre élevé de globules blancs avaient diminué. Les expériences sur les animaux ont également montré que la moxibustion avait une fonction antipyrétique. Wang Ying avait observé des lapins ayant la fièvre provoquée par l'injection de protéines étrangères, leur température corporelle revenue à la normale dans les 24 heures après l'application de la moxibustion sur Dazhui (DU14).

2. Effet antiviral de la moxibustion
Cliniquement, il y a beaucoup de maladies du syndrome de chaleur qui sont causées par des virus. L’application de moxas sur le corps joue un rôle vital dans l'effet antiviral. Le Département de médecine respiratoire du deuxième hôpital affilié de l'Université médicale de Shanghai avait observé l’application de moxibustion sur plus de 100 cas de patients atteints de maladies respiratoires atteintes par un virus comme le virus de l'herpès, le virus de la grippe, l'adénovirus etc. Des expériences pharmacologiques ont montré que les extraits d'armoise comme l'huile essentielle d'armoise ont un fort effet inhibiteur sur de nombreux virus. Des études ont également montré que la moxibustion peut induire de manière significative la fonction de l'interféron leucocytaire et réduire la mortalité chez les souris infectées par le virus. Cela indique que la moxibustion a une meilleure capacité anti-virus.

3. Effet du traitement de la moxibustion sur les maladies infectieuses (peste)
Traitement et la prévention de la peste en utilisant la moxibustion ont été souvent trouvés dans des ouvrages médicaux anciens d'acupuncture & Moxibustion. Des recherches modernes ont montré que la moxibustion peut avoir un meilleur effet thérapeutique sur un certain nombre de maladies infectieuses qui sont classées sous la peste en MTC. Le professeur Zhou Meisheng a effectué des études cliniques expérimentales en appliquant de la moxibustion sur Dazhui (DU14) pour traiter les patients épidémiques de fièvre hémorragique. Des études ont montré que la moxibustion peut augmenter les anticorps spécifiques dans le sang des souris, favoriser la capacité du corps à éliminer le virus (abaissement du taux de détection de l'antigène EHFV dans les poumons). Cliniquement, la moxibustion a été utilisée pour traiter 205 cas de patients EHFV, 70,9% entièrement récupéré avec un taux effectif total de 97,5%. En 1935, il y avait 1,2 million de patients tuberculeux au Japon. La méthode de médecine occidentale n'était pas une méthode efficace pour contrôler cette maladie pendant cette période. Il a été suggéré lors de recherche que l'application de la moxibustion était le seul moyen de prévenir la tuberculose. Ainsi, ils ont donné lieu à une campagne de santé au Japon "Zusanli" pour leurs ressortissants durant cette période qui avait effectivement empêché la propagation de la tuberculose.

4. Moxibustion régule la fonction du système immunitaire
Les troubles de la fonction du système immunitaire du corps peut entraîner de nombreuses maladies. Selon la théorie de la médecine chinoise "un corps avec une abondante énergie interne, ne sera pas envahie par les agents pathogènes". Si la fonction du système immunitaire du corps est normale, alors il est moins sujet à l'invasion de la maladie. Un grand nombre de résultats de recherche sur les maladies infectieuses aiguës montrent que la moxibustion ne traite pas particulièrement la cause (virus), mais plutôt l'utilisation de la moxibustion pour améliorer la résistance du corps, promouvoir et réguler les globules blancs, macrophages, lymphocytes et autres. La moxibustion doit être appliquée sur certains points d'acupuncture afin d'améliorer le dysfonctionnement du système respiratoire. Par conséquent, la moxibustion peut être utilisée dans le traitement des maladies infectieuses. La moxibustion peut ajuster la fonction du système immunitaire du corps; Améliorer la résistance du corps aux maladies et ainsi, pouvoir traiter des maladies. Des études de recherche ont montré que l'application de la moxibustion avec des herbes chinoises sur Dazhui, a la capacité d'augmenter le total des leucocytes du sang périphérique dans le corps humain, peut promouvoir les fonctions de transformation des cellules T et améliorer le nombre de lymphocytes T. Dans le même temps, renforcer la fonction des macrophages, l'activité des cellules NK et augmenter de manière significative le niveau sérique IgG.

5. Rôle de la moxibustion dans l'amélioration de la fonction du système respiratoire
La principale cause de décès du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) était due à l'échec de la fonction du système respiratoire. De nombreuses études ont montré que la moxibustion non seulement peut augmenter la fonction du système respiratoire des individus normaux, mais ont également une amélioration significative chez les patients atteints de maladies pulmonaires. Des études ont montré que la moxibustion a un effet sur l'amélioration de la résistance des voies respiratoires du patient. Ainsi, améliorer la fonction pulmonaire dans le but de prévenir et de guérir les maladies radicalement.

En dépit de la littérature ancienne documentée ou des résultats scientifiques modernes, la moxibustion a certainement joué un rôle vital dans la prévention et le traitement des maladies du syndrome de chaleur telles que le SRAS de différentes façons. Cependant, sur la base des manifestations des symptômes cliniques au cours des 4 étapes du SRAS selon la médecine chinoise, une chaleur intense s'est manifestée au cours des 3 premières étapes. Dans le même temps, les études médicales occidentales ont montré que les patients infectés au cours de ces étapes sont très contagieuses. Se référant à l'expérience clinique du professeur Zhou Meisheng dans le traitement de la fièvre hémorragique épidémique, l'application de la moxibustion pour ce type de maladie hautement infectieuse telle que le SRAS doit être appliquée fréquemment et doit avoir au moins un temps de traitement moyen de 1 à 1h30 pour que cela soit efficace. En tant que maladie infectieuse respiratoire, les patients atteints du SRAS doivent être isolés et placés dans un environnement confiné pendant la période de traitement qui n'est pas favorable à la moxibustion en raison de la fumée produite par la combustion de moxa ce qui aggraverait les symptômes respiratoires des patients, la progression du traitement et le rétablissement de la maladie. Par conséquent, l'application d'un traitement de moxibustion pendant ces phases présente un certain degré de difficulté et n'est pas cliniquement viable pour les patients qui récupèrent. Selon la médecine occidentale, le principal problème réside dans le dysfonctionnement du système immunitaire, tandis que la médecine chinoise considère comme une déficience de qi et de yin et une faiblesse des poumons et la rate comme les principaux facteurs, avec la persistance des agents pathogènes. L’application de la moxibustion est plus appropriée à ce stade de changements pathologiques. L'application clinique de la moxibustion pour la récupération a été prouvée et a montré de bons résultats sur la récupération des patients. Il convient de noter que pendant la phase de récupération, la fonction respiratoire des patients atteints du SRAS est fragile. La fumée produite par la combustion d’armoise peut irriter les voies respiratoires, et il n'est pas adapté à la réadaptation des patients. Par conséquent, l'utilisation d'un nouveau type de moxibustion sans fumée est la meilleure solution à ce problème. Il est également recommandé d'appliquer des herbes chinoises mélangées avec de l’armoise sur les points d'acupuncture pour produire des effets bien plus puissants.



Pour résumer, la moxibustion est antipyrétique, anti-viral, régule le système immunitaire et ont certainement un effet thérapeutique sur les maladies infectieuses (peste). En ce moment, la prévention et le traitement du SRAS sont encore à l'état exploration (2006). La sécurité du traitement est très importante. En même temps, que la fonction du système immunitaire soit normal ou non, elle est également un facteur clé dans la prévention et le traitement des maladies. L’application de la moxibustion est certainement efficace dans la prévention et le traitement sur les maladies qui sont causées par un virus, le dysfonctionnement du système immunitaire, comme le SRAS alors que la fièvre est le symptôme principal. L’application de "Moxibustion chinoise" sans fumée reflète un plus grand bénéfice et la sécurité sans effets secondaires. Il peut durer longtemps avec un effet de traitement continu et pourrait être utilisé à des fins préventives et de traitement. Le coût est faible et facile à populariser. Il pourrait être utilisé cliniquement comme l'un des traitements supplémentaires dans la prévention et le traitement du SRAS. Nous devrions avoir le courage d'utiliser la «Moxibustion chinoise» pour certaines maladies infectieuses, y compris les maladies respiratoires infectieuses. Il pourrait améliorer le taux curatif, raccourcir le cours du traitement et aider à réduire le taux de mortalité.

Où se former? http://formation-tuina.blogspot.fr/p/ai-jiu-fa-okyu.html